La gazette des PIPELI
mardi 13 janvier 2026
France-Mexique : 2026 le programme du bicentenaire se confirme
samedi 10 janvier 2026
Séisme géopolitique : Nicolas Maduro exfiltré
Il y a quelques jours, Donald Trump s’en est pris au président du Venezuela. Le gouvernement américain a organisé une opération massive pour la capture de Nicolás Maduro. Alors qu'il était à la tête du pays depuis 2013, sa capture et son arrestation par les États-Unis ont mis fin à sa présidence le 3 janvier 2026. Cette opération a été menée par les forces spéciales dans le plus grand secret.
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| crédit : franceinfo |
À l’heure actuelle, le Venezuela traverse une grande crise économique, ce qui sert d’argument au président Trump pour affirmer qu’il libère le peuple. De plus, les élections de 2024 restent fortement contestées par la communauté internationale, ce qui a servi de déclencheur moral à l’intervention. Toutefois, même si des justifications juridiques ont été apportées, la question des ressources, et plus précisément du pétrole, reste centrale. Trump a explicitement mentionné son intention d'autoriser les compagnies pétrolières américaines à retourner au Venezuela pour exploiter les plus grandes réserves de pétrole au monde.
Cette opération est extrêmement controversée. Si une partie de l’opposition vénézuélienne a célébré l’événement, de nombreux pays comme la Chine, la Russie ou encore la Colombie, ainsi que l'ONU, ont dénoncé une violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale. Le pays est aujourd'hui un territoire sans président, dont le destin se joue désormais entre les mains de la justice américaine et des marchés boursiers de l'énergie.jeudi 8 janvier 2026
Le soutien associatif dans l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en France : cas de Bordeaux Métropole
Le 27 juillet 2017, le président de la République Emmanuel Macron s’est engagé, lors de son discours à Orléans sur le thème des migrants, à simplifier les procédures de demandeurs d’asile et à travailler à un accueil des personnes arrivant sur le sol français, mais en restant intransigeant sur la question des migrants économiques. C’était l’occasion pour lui de revenir sur les grandes lignes du « plan migrant » du gouvernement, présenté le 12 juillet 2017 par le premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, sur la création de 7 500 places d’hébergement en plus pour les demandeurs d’asile et 5 000 places pour des réfugiés d’ici 2019. Selon le journal Le Figaro, publié le 3 janvier 2026, la France demeure en Europe l’une des destinations les plus prisées de la migration internationale. Elle avait accueilli en 2025 environ 150 000 demandeurs d’asile (145 000 à la mi-décembre), soit quasiment autant qu’en 2024, où les 153 000 demandeurs enregistrés signaient un record.
Le déboutés du droit d’asile (ceux qui se voient refuser une protection internationale et dont la proportion varie de 60 à 70% des demandeurs, selon les années) sont des dizaines de milliers à s’enraciner, au fil des ans, sur le territoire national, l’essentiel d’entre eux ne repartant pas vers les pays d’origine. À titre de rappel, en 2016, la France a constitué « un record avec près de 100 000 demandes d’asile » dont « 36 500 personnes ont été protégées au nom du droit d’asile ». À ce jour, ce chiffre ne cesse d’augmenter.
SAMEER AL-DOUMY / AFP
Depuis le début de la crise migratoire en 2015, ils sont au moins 300 000 à 400 000 migrants qui sont restés sur le territoire français, alors qu’ils avaient vocation à rentrer chez eux, après être déboutés.
Dans le cadre de ma formation, j’ai souhaité réaliser un stage dans un organisme répondant à ces enjeux (accueil des migrants et demandeurs d’asile) pour participer au développement des projets d’accueil dans un contexte d’intégration et de partenariats tant locaux, nationaux qu’internationaux, afin de me positionner professionnellement au métier de coordinateur des projets. C’est à ce titre que j’ai été amené à effectuer un stage de deux mois au sein du Diaconat de Bordeaux.
Diaconat de Bordeaux
Le Diaconat de Bordeaux est une association (loi 1901), d’origine protestante créée en 1805 par l’église réformée de Bordeaux, aujourd’hui appelée « l’église protestante unie de Bordeaux » et reconnue d’utilité publique par décret du 24 juillet 1906. L'association a pour objet la lutte contre l’exclusion sociale en proposant aux personnes un accompagnement de la rue au logement. Son objectif vise à renforcer, à accélérer et à sécuriser le parcours d’insertion par le logement, tout en ayant pour mission principale de venir en aide et soutien, sans distinction de religion, d’origine, d’idéologie ou de nationalité, aux personnes ou groupes de personnes en difficulté. Véritable laboratoire d’idées, de projets et de stratégies de mise en application des politiques publiques d’accueil des migrants et demandeurs d’asile dans le cadre de conventions signées avec l’État ou les collectivités locales, l’association assure régulièrement des missions de service d’intérêt général dans le domaine de l’accompagnement social, de l’hébergement et du logement. L’une de ses missions fondamentales reste l’insertion par le Logement.
Activités menées en stage
Pendant mon stage, ma mission s’est essentiellement focalisée sur le Service Accueil Social et le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA). Il s’agissait d’apporter un appui aux chefs des projets dans la conception et dans la mise en place des projets sur des ateliers d’animation. En ce sens, ma mission principale s’est orientée vers la conception de deux projets destinés à développer les actions du CADA de Diaconat de Bordeaux, notamment les ateliers d’animation sur l’intégration à la société française (apprentissage de la langue française) et ceux de valorisation des talents des migrants et demandeurs d’asile sur Bordeaux Métropole. La question des conditions d’accessibilité à l’offre de service et de prise en charge des migrants au sein de l’association a également fait l’objet d’agenda, suivie de deux autres projets proposés, pouvant développer et améliorer les actions du Service Accueil Social de l’association sur l’accueil du public, en particulier, les migrants. Les actions proposées dans ce dernier cas ont fait l’objet de ma mission secondaire, traduite en deux types d’ateliers, notamment les ateliers sur le logement et sur l’emploi.
Ce faisant, j’ai essayé de comprendre comment, par leurs pratiques, le Service Accueil Social et le CADA du Diaconat de Bordeaux facilitent l’accueil et la prise en charge, en coopération avec les autorités locales, des personnes migrantes et des demandeurs d’asile, avec un accompagnement personnalisé et peuvent favoriser le développement d’actions dans les lieux d’appartenance, d’intégration et d’insertion sociale en les aidant à devenir autonomes. Il convient de souligner que l’accès à un CADA dépend d'une orientation décidée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Une fois la demande d'asile enregistrée auprès d'une structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA), puis en préfecture au guichet unique, l'OFII évalue la situation de la personne pour déterminer si un hébergement peut être proposé. En cas d'une suite favorable, la personne est hébergée au CADA dont le séjour peut aller de 6 mois à 2 ans. Les différentes missions réalisées pendant mon stage m’ont permis de confirmer ces jeux d’alliance entre acteurs (l’État, les collectivités locales et l'association Diaconat de Bordeaux), qui interfèrent localement dans la définition et l’application de politique d'accueil des migrants et demandeurs d'asile.
À l’évidence, force est de constater qu'aujourd’hui, l’État n’est plus le seul acteur, pris individuellement, dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques d’accueil de cette catégorie des personnes. Les fonctions stratégiques de cette politique sont actuellement décentralisées, déléguées et contractualisées entre les services déconcentrés de l’État et les associations. Le milieu associatif est donc devenu « l’instrument de la solidarité organisée par l’État » (Brino Rebelle, Fabienne Swiatly, Paris, 1999, p. 40.). C’est dans ce sens que l’on peut comprendre les différentes conventions signées entre le Diaconat de Bordeaux et l’État ou les collectivités locales, agissant ensemble dans la construction et l’application des politiques publiques pour l’accueil des migrants et demandeurs d’asile. C’est à partir d’ici que le Diaconat de Bordeaux intervient, depuis l’ouverture de son CADA en mai 2016, comme une courroie de transmission dans l’application de ces politiques publiques, en coopération avec l’État ou les collectivités locales et d’autres acteurs locaux.
António LUEMBA
Bibliographie
Brino Rebelle, Fabienne Swiatly, Libres associations. Ambitions et limites du modèle associatifs, Paris, 1999, p. 40.
Pascal Brice, « Le droit d’asile doit être dissocié de la politique migratoire », l’opinion, Paris, 12 juillet 2017, p. 2.
Pour plus de détails :
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-demandeurs-d-asile-toujours-aussi-attires-par-la-france-20260102
Pays : France
Ville : Bordeaux Métropole
mardi 6 janvier 2026
Soudan, le génocide que le monde a décidé d'ignorer
Alors que l’actualité internationale est saturée par d’autres crises, un drame d’une ampleur historique se joue dans l’indifférence presque totale au Soudan. Le 27 octobre dernier, la ville d’El-Facher, dernier rempart de la région du Darfour, est tombée. En seulement trois jours, plus de 3 000 civils ont perdu la vie. Ce n'est pas seulement une guerre pour le pouvoir, c'est un massacre organisé où la faim et l'isolement sont utilisés comme des armes.
Pour comprendre ce qu'il se passe à El-Facher, il faut imaginer une ville totalement coupée du monde. Pendant plus d'un an et demi, les forces paramilitaires (les FSR) ont encerclé la cité, empêchant l'arrivée de toute aide humanitaire. Dans ce contexte, manger devient un acte de résistance.
Face à cet abandon, la solidarité n’est pas venue de l’extérieur, mais des habitants eux-mêmes. Des citoyens ordinaires ont créé des « salles d’urgence » et des cantines solidaires pour partager le peu de ressources restantes. Ces réseaux de bénévoles sont aujourd'hui les seuls à maintenir un semblant d’humanité là où les grandes organisations ne peuvent plus accéder. Malheureusement, sans soutien international, ces initiatives locales s'épuisent face à une violence qui ne faiblit pas.
Le poids de l'or
Pourquoi un tel acharnement sur ce pays ? La réponse se trouve sous la terre. Le Soudan est l'un des plus grands producteurs d'or au monde. Mais au lieu de profiter à la population, cette richesse est devenue une malédiction.
Le conflit est alimenté par des puissances étrangères qui soutiennent les milices en échange d'un accès privilégié aux mines. Ce sont ces financements qui permettent d'acheter des armes et de payer des mercenaires. Derrière les discours officiels, c'est donc une véritable guerre économique qui se joue, où le contrôle des ressources naturelles passe avant la survie des populations civiles.
Sortir de l’indifférence
Le plus grand défi pour le Soudan reste son invisibilité. On entend souvent que la situation est « trop complexe » pour être comprise, ou que la violence est une fatalité dans cette région. C'est un piège. La situation est au contraire très claire : des civils sont massacrés pour le contrôle de richesses qui finissent parfois sur les marchés mondiaux.
Briser le silence est la première étape de l'aide. Relayer les témoignages qui nous parviennent et soutenir les médias indépendants qui documentent ces crimes est aujourd'hui essentiel. Le sort des populations au Soudan mérite la même attention que n’importe quelle autre crise mondiale. La solidarité commence simplement par le refus de l'oubli.
Simuler la catastrophe pour mieux intervenir : immersion avec Pompiers Solidaires à Libourne
Le samedi 20 septembre dernier, la ville de Libourne a pris des airs de zone de catastrophe. Sous l’œil attentif de mentors de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’association Pompiers Solidaires organisait un exercice grandeur nature. L’enjeu ? Obtenir l’agrément EMT 1 (Emergency Medical Team) d’ici 2027, un label de qualité encore rare en France qui certifie la capacité d’une organisation à intervenir en totale autonomie lors de crises sanitaires mondiales.
Crédit photo : Pompiers Solidaires – bénévole
Au total, ce sont vingt-deux adhérents venus de toute la France (Bretagne, Occitanie, Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques) qui se sont mobilisés. Cette coordination inter-régionale a permis de tester non seulement les compétences techniques, mais aussi la cohésion de nos équipes dans un contexte de crise simulée.
L’un des points forts de cet exercice a été la mise en place de l'unité WASH (Water, Sanitation and Hygiene). La capacité de potabilisation de l'eau a été jugée excellente par les observateurs de l’OMS, confirmant que la logistique est bien le socle indispensable à toute intervention médicale. Parallèlement, l’association Actions Santé Femmes (ASF) était présente pour assurer la prise en charge spécifique des femmes et des enfants, grâce à une équipe de gynécologues-obstétriciens et de sages-femmes.
Si l'essentiel du dispositif a été validé par les experts indépendants, cet exercice a aussi servi à identifier la marge de progression. La fluidité de la prise en charge a été saluée, même si des ajustements matériels et une meilleure optimisation de l'organisation de l'espace restent à affiner.
Obtenir cet agrément permettrait à Pompiers Solidaires de changer d'envergure. En garantissant une autonomie complète, tant sur le plan logistique que médical, l'association renforce son rôle d'acteur de premier plan pour répondre aux sollicitations des organismes humanitaires internationaux. Pour nous tous, cette immersion montre que la solidarité ne s’improvise pas : elle se structure, se teste et s’évalue.
Shanice Marester
samedi 3 janvier 2026
L’apport des ONGs à l’éducation des enfants de la rue : cas de la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC)
La situation actuelle de la guerre à Goma, une ville de l’Est de la République Démocratique du Congo, appelle à une intervention rapide de la Communauté internationale, des organisations internationales non gouvernementales et des associations françaises. Ce conflit dure depuis une trentaine d’années, sur fond de rivalités ethniques et de pillage des ressources minières. Plusieurs enfants sont devenus orphelins de père et de mère, victimes de cette guerre civile. Certains se sont déplacés vers Kinshasa, la capitale du pays, pour y trouver refuge sans ressources financières, ni logement, aucun soutien psychologique, éducatif et social. Par conséquent, ces enfants se retrouvent dans la rue, rejoignant d’autres enfants déjà en situation de rue dans la ville de Kinshasa. Cette phase d’incertitude est éprouvante et difficile à gérer pour l’enfant. L’angoisse s’installe. La souffrance de la rue se ressent. Cet arrachement aux siens, à sa ville ou à son village d’origine, à son environnement quotidien précédent, ainsi que les traumatismes vécus provoquent parfois des troubles psychologiques. La vie perd tout son sens. Or bon nombre de ces enfants présentent une forme d’intelligence dont on ne peut douter (Salmon Marchat, 2004 et Azia Dimbu, 2013).
Cette situation atroce et alarmante doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un concours humanitaire non seulement du gouvernement local, mais aussi et surtout des associations et des organisations non gouvernementales internationales oeuvrant en ce sens. Plus d’un million d’enfants sont actuellement en situation de rue, hors système éducatif sur cet ancrage territorial. Un cris d’alarme et d’appel est donc lancé aux organisations d’aides humanitaires, en particulier, les associations et les organisations non gouvernementales internationales.
La question à se poser est celle de savoir quelle est la place des enfants de la rue dans l’éducation nationale et locale en RDC. La réponse à ce questionnement est mal aisée dans la mesure où l’État congolais ne dispose, à l’heure actuelle, d’aucun projet gouvernemental ni d’une structure dotée des moyens et de la légitimité institutionnelle au profit de l’éducation des enfants de la rue, communément appelés les « Shégués » dans la ville de Kinshasa.
BBC AFRIQUE.com
Le nombre des enfants vivant dans des conditions précaires a doublé au cours de la dernière décennie, entre autres, à cause de la guerre civile. La survie de ces enfants dépend de leur capacité à trouver du travail et de nombreux enfants rôdent autour des marchés, à la recherche d’emplois de fortune, pour subsister.
©Radio France - Paul Lorgerie
Pour essayer de combler le vide d'absence d’un projet gouvernemental et d’une structure de l’État au profit de l’éducation des enfants de la rue, certains acteurs locaux (par exemple la société civile : des associations, des églises locales, etc…) font parfois recours à des organisations non gouvernementales internationales parmi lesquelles figure l’ONG World Vision International.
Présentation de l'ONG World Vision International intervenant en RDC au profit des enfants
World Vision International est la première ONG au monde dédiée à soulager la souffrance des enfants. Fondée en 1950 par Robert Bob Pierce, un pasteur évangéliste américain alors missionnaire en Chine, cette organisation humanitaire internationale est la première ONG chrétienne de parrainage des enfants. Son siège est basé en Californie, aux Etats-unis. Elle a 75 ans d’expérience humanitaire et intervient, avec ses partenaires, dans plus de 100 pays au monde, représentant 35 000 membres. En 2023, plus de 15, 2 millions d’enfants ont été aidés grâce au parrainage. Trois axes sont au cœur de son action :
- des projets de développement durable (s’articulant autour du programme de parrainage d’enfants)
- une aide humanitaire d’urgence et de reconstruction
des campagnes de sensibilisation (appelées campagnes de plaidoyer)
Le parrainage, levier de transformation
Plusieurs obstacles entravent la survie et l’épanouissement des enfants. Pour pallier ce problème, l’ONG World Vision International dédiée à l’enfance agit au quotidien pour garantir un meilleur avenir aux enfants les plus vulnérables. Grâce à ses programmes de développement et au soutien des donateurs, World Vision transforme la vie de millions d’enfants en leur offrant un accès à l’éducation, aux soins de santé et à un environnement confortable.
Aujourd’hui, cette ONG travaille dans plusieurs pays et possède des agences nationales dans 29 pays. L’originalité de son fonctionnement réside dans le fait que chaque agence nationale est autonome et indépendante. Par ailleurs, l’organisation possède un statut consultatif auprès de l’ECOSOC, de l’UNICEF, du HCR, de l’OMS et de l’OIT. Elle collabore officiellement avec le programme alimentaire mondial (PAM) et fait partie de plusieurs organismes internationaux comme la Convention des Droits de l’Enfant.
Intervention en République Démocratique du Congo
World Vision International est un acteur crucial qui intervient en RDC depuis 1984. Elle a d’abord créé un partenariat avec l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et les églises locales afin de distribuer en urgence de l'aide aux familles vulnérables. Depuis 1998, cette ONG met tout en oeuvre pour apporter une aide durable aux enfants et aux familles les plus précaires. En effet, les conflits internes et externes en RDC se multiplient davantage, les troubles politiques s’aggravent, la crise humanitaire persiste et les populations sont souvent amenées à se déplacer. C’est dans ce contexte que cette ONG intervient dans le pays pour aider les enfants en danger à survivre, à se reconstruire et à bâtir un avenir meilleur. Des millions de personnes ont fui d’une région à une autre ou d’une ville à une autre pour sauver leur vie, abandonnant leurs maisons, leurs familles, leurs moyens de substance et leurs cultures vivrières. Le travail des enfants, l’éducation scolaire, les déplacements, la malnutrition et les catastrophes climatiques menacent l’avenir de la prochaine génération.
L’ancrage territorial choisi interroge la capacité de World Vision International à répondre à des besoins, en complémentarité avec les acteurs du territoire dans l’éducation des enfants de la rue. La gouvernance de cette ONG devra prendre en compte ce besoin d’ancrage sur le plan de l’éducation des enfants de la rue, condition de la pérennité du projet éducatif et du développement de ses activités. L’identification de cet acteur clef, intervenant depuis de décennies en la matière à Kinshasa, constitue un référentiel indispensable.
En conclusion, personne ne doute que chaque enfant de la rue peut avoir un projet de vie et des ambitions nobles, allant jusqu’à prétendre à des fonctions de haute responsabilité. D’où l’importance de leur (les enfants de la rue) faire confiance et de les accompagner, afin que chacun devienne mature et réussisse à se frayer un chemin dans la vie (F. Azia Dumbi et Jean-Baptiste Kakoma N’Dusu, 2018).
António LUEMBA
Bibliographie
Florentina Azia Dumbi et Jean-Baptiste Kakoma N’Dusu, « Enfants de la rue à Kinshasa : être, faire et avoir dans la vie », 2018, n° 6, p. 112.
Florentina Azia Dumbi, « Une étude sur le développement mental des enfants de la rue à Kinhasa », in Enfance et psychologie, 2005, n° 60, p. 184.
Léa Salmon Marchat, Les enfants de la rue à Abidjan, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 5.
Pour plus de détails :
https://shs.cairn.info/revue-l-autre-2015-3-page-294?lang=fr&tab=sujets-proches
https://shs.cairn.info/revue-empan-2018-2-page-112?lang=fr
https://www.worldvision.fr/pays/la-rdc/
https://www.wvi.org/fr/stories/congo/rd-congo-world-vision-lance-un-programme-de-developpement
Pays : la République Démocratique du Congo (RDC)
Ville : Kinshasa, la capitale du pays
jeudi 25 décembre 2025
Enseigner, échanger, innover… à l’échelle mondiale !
La première édition des “World Teacher Games” a eu lieu en France et plus précisément à Toulon. Ces jeux se sont déroulés du 3 au 10 mai 2025, réunissant plus de 300 enseignant·es venu·es de 27 pays du monde !
Cet événement d’envergure internationale, qui promeut l’éducation physique et le sport, est le plus grand rendez-vous mondial dédié aux enseignants. Organisé par la Fédération Internationale du Sport Scolaire (ISF), cette semaine a été rythmée d’échanges riches, de découvertes culturelles et de sport partagé.
Les World Teacher Games sont placée sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO, et coparrainée par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que par le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. De plus, 38 différents partenaires ont participé à l’évenement.
L’ANESTAPS, l’association représentant les jeunes dans le champ du sport et de l’animation, était également présente lors de l’évenement pour apporter son expertise et représenter les jeunes engagés dans cette thématique ainsi que les futur·es enseignant·es.
L’occasion pour l’association de réaffirmer ses convictions : “L’EPS doit être un espace d’inclusion, d’émancipation et de progrès pour toutes et tous. L’innovation pédagogique, l’adaptation aux besoins, l’intégration du parasport ou encore une évaluation basée sur le progrès sont autant de leviers à activer pour transformer durablement notre système éducatif.” (Source : ANESTAPS - Linkedin)
La Fédération Internationale du Sport Scolaire n’a pas encore confirmé la reconduction de l’évenement, mais de nombreux pays sont dores et déjà motivés à l’idée d’accueillir la prochaine édition des World Teacher Games !
Laura BRIAND
“Je suis une sale conne” : le mouvement lancé suite aux propos de Brigitte Macron à l’encontre de militantes féministes
La scène s'est déroulée dimanche 7 décembre aux Folies Bergère, avant le spectacle de Ary Abittan. Brigitte Macron a qualifié de “sales connes” les militantes féministes du collectif “Nous Toutes”.
Ces dernières étaient venues interrompre le spectacle de l’humoriste en scandant "Violeur Abittan”, pour dénoncer sa programmation. Des accusations de viol ont été portées contre lui en 2021 avant d’aboutir à un non-lieu faute d’indices suffisants.
Le média M6 Info a repris la vidéo postée par Public où l’on voit la première dame de France s’adresser de manière privée à Ary Abittan en coulisses : "S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors".
lundi 6 janvier 2025
Le Soudan du Sud : Un exemple de désintégration du système éducatif chez les filles
Depuis son indépendance en 2011, le Soudan du Sud vit dans l’instabilité. Les conflits armés majoritairement ethniques, plongent le pays dans une crise humanitaire profonde. Migrations massives, famine, et destruction des structures éducatives sont normalisés. Dans cet enfer, les femmes et les jeunes filles prises au piège, sont les victimes d’un cycle de violences sans fin.
Privées d’éducation et traumatisées par ces violences, les jeunes filles se retrouvent dans une spirale d’exclusion qui les condamne sans perspective de futur. Le Soudan du Sud, où 70 % de la population a moins de 30 ans, risque de perdre une génération entière d'acteurs et de vecteurs d'une réforme ambitieuse pour le pays.
En réponse à cette urgence humanitaire, des instances internationales et locales tentent de maintenir l’accès à l’éducation pour les filles. Toutefois, sans stabilité politique, ces tentatives restent insuffisantes et vaines.
Pour aller plus loin :
https://fr.africanews.com/2016/10/13/soudan-du-sud-l-education-des-filles-un-des-enjeux-du-conflit//#:~:text=Au%20Soudan%20du%20Sud%2C%20beaucoup,sont%20inscrites%20au%20niveau%20primaire. LEMRABET Wissam
Les Petits Champions : Une journée ludique et interculturelle
Pour aller plus loin :
- Site officiel de The Peace Education Center : https://thepeaceeducation.wixsite.com/tpec
- Site officiel de l'Alliance Française de Kuala Lumpur :



