La scène s'est déroulée dimanche 7 décembre aux Folies Bergère, avant le spectacle de Ary Abittan. Brigitte Macron a qualifié de “sales connes” les militantes féministes du collectif “Nous Toutes”.
Ces dernières étaient venues interrompre le spectacle de l’humoriste en scandant "Violeur Abittan”, pour dénoncer sa programmation. Des accusations de viol ont été portées contre lui en 2021 avant d’aboutir à un non-lieu faute d’indices suffisants.
Le média M6 Info a repris la vidéo postée par Public où l’on voit la première dame de France s’adresser de manière privée à Ary Abittan en coulisses : "S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors".
Les propos de Brigitte Macron ont rapidement et fortement fait réagir. Sur les réseaux sociaux, actrices, artistes et responsables politiques publient en masse : "Je suis une sale conne" et transforment l'insulte en hashtag militant. Le message de Marion Cotillard, salué par Judith Godrèche, qui lui a souhaité la « bienvenue » en commentaire, ou encore la chanteuse Santa, qui a commenté le message d'un cœur rouge.
Niveau chiffres, le hashtag #salesconnes a cumulé 11.4K tweets en 24 heures et près de 4000 posts sur Instagram. Pour #Jesuisunesaleconne, c’est 1000 publications Instagram qui ont été postées sur la plateforme (source : X et Instagram).
Une plainte collective pour « injure publique » a également été engagé au nom de 343 femmes et associations, qui affirment avoir été touchées collectivement et individuellement par ces déclarations. Les personnalités ayant signé expliquent leur désir de faire reconnaître le caractère public et discriminatoire de ces paroles. Elles mettent en évidence que le contexte, une action féministe contre un spectacle controversé, amplifie l'impact politique et social de l'insulte, dépassant ainsi un simple échange privé ou une parole rapportée.
Une façon de rappeler que de 2012 à 2021 en France, 94 % des plaintes pour viol ont été classées sans suite. De plus, il est signalé que 83 % des victimes de violences sexuelles sont des femmes, et ce chiffre grimpe à 91 % lorsqu'il s'agit de violences conjugales (Source : Étude de l'Institut des politiques publiques).
Laura BRIAND
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