dimanche 5 janvier 2025

Humanitaire et interculturalité : l’expérience de quatre étudiants au Maroc.

En mai 2022,  quatre étudiants de l’université d’Angers, membres de l’association étudiante Graines en Vie se rendent à R’Bat, un petit village isolé dans les montagnes du Haut Atlas Central à 250 kilomètres de Marrakech. En partenariat avec l’association locale Tifawine, leur objectif : aider à tendre vers l’autonomisation financière des femmes et participer à l’éducation des enfants du village.

La demande préliminaire de l’association Tifawine s’appuyait sur les constats  d’obstacles à l’émancipation des femmes : des statuts sociaux défavorables et des pratiques culturelles plaçant la femme dans un état de soumission. Ainsi, pendant trois semaines, les étudiants se sont plongés dans le quotidien des bénéficiaires et habitants du village, entre activités agricoles, encadrement des enfants et activités de tissage. C’est grâce à ce lien tissé qu’ils ont pu mettre en route leurs projets initiaux ; construire et rendre fonctionnelle une pièce dédiée aux activités de tissage ainsi que proposer des activités aux jeunes du village.

Construction du mur avec le maçon du village
Crédit photo : Inés Martin

Les étudiants ont rencontré plusieurs obstacles auxquels ils ne s’attendaient pas ; la barrière de la langue, le temps, l’activité physique …

Malgré tout, la construction des murs a été menée à bien et les étudiants ont su s’adapter, ils ont trouvé d’autres moyens de communications et diversifié leurs activités : la musique, le jeu et la nourriture ont fait office de langue commune !

A leur retour, ces derniers ont fait part de leur projet « Solid’R’Bat » et mettent en lumière la fracture culturelle de cette rencontre, riche d’une part mais aussi moteur d’adaptabilité et de connaissances. Ils transmettent l’importance de la préparation d’une telle action humanitaire mais alertent également sur l’importance de la volonté d’y contribuer ; il ne s’agit pas de vouloir « changer » les mentalités mais de proposer un autre regard sur le quotidien des habitants, tout en respectant leur culture.

                                                                                                                              

                                                                                                                           Inés Martin


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