lundi 6 janvier 2025

Le Soudan du Sud : Un exemple de désintégration du système éducatif chez les filles

Depuis son indépendance en 2011, le Soudan du Sud vit dans l’instabilité. Les conflits armés majoritairement ethniques, plongent le pays dans une crise humanitaire profonde. Migrations massives, famine, et destruction des structures éducatives sont normalisés. Dans cet enfer, les femmes et les jeunes filles prises au piège, sont les victimes d’un cycle de violences sans fin.


Les filles à l’école : une égalité encore inaccessible
Déjà marginalisées dans un système éducatif fragile, les jeunes filles sud-soudanaises voient leur accès à l'éducation encore plus réduit par la guerre. Selon l’UNICEF, plus de 70 % des enfants hors du système scolaire sont des filles. L’éducation déjà inégalitaire en fonction du genre, devient un privilège inaccessible dans les zones rurales et pour les familles obligées de migrer vers des zones moins dangereuses.


Les violences sexuelles : une arme de guerre brutale
Le corps des femmes est devenu un champ de bataille : violences sexuelles, mariages forcés, et exploitation permettent d'instaurer un climat de terreur en instrumentalisant les femmes et les jeunes filles. 

Privées d’éducation et traumatisées par ces violences, les jeunes filles se retrouvent dans une spirale d’exclusion qui les condamne sans perspective de futur. Le Soudan du Sud, où 70 % de la population a moins de 30 ans, risque de perdre une génération entière d'acteurs et de vecteurs d'une réforme ambitieuse pour le pays. 


L'éducation en péril : un enjeu national
Les écoles, déjà rares, sont souvent détruites ou utilisées par les forces armées. Les ressources matérielles et physiques manquent. Les enseignants quittent les zones instables et laissent derrière eux des enfants qui ne disposent pas des outils nécessaires à un apprentissage de qualité. Enfin, les filles sont les premières à devoir rester à la maison pour aider leurs familles, créant une nouvelle fois un écart de traitement avec les garçons, face à l'éducation. 

En réponse à cette urgence humanitaire, des instances internationales et locales tentent de maintenir l’accès à l’éducation pour les filles. Toutefois, sans stabilité politique, ces tentatives restent insuffisantes et vaines.  


Pour aller plus loin : 

https://fr.africanews.com/2016/10/13/soudan-du-sud-l-education-des-filles-un-des-enjeux-du-conflit//#:~:text=Au%20Soudan%20du%20Sud%2C%20beaucoup,sont%20inscrites%20au%20niveau%20primaire.

https://www.lopinion.fr/international/soudan-lonu-denonce-le-calvaire-des-femmes-et-des-filles-depouillees

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/11/14/au-soudan-le-corps-des-femmes-est-devenu-un-champ-de-bataille-le-viol-une-tactique-de-guerre_6393742_3212.html



                                                                                                    LEMRABET Wissam 






Les Petits Champions : Une journée ludique et interculturelle


                                                Crédit photo : Alliance Française de Kuala Lumpur


Le French Festival est une célébration de la culture française et malaisienne, organisé par l'Alliance Française de Kuala Lumpur, en Malaisie. Ce festival regroupe plusieurs activités interculturelles et sportives, dont Les Petits Champions. Ce Workshop inédit rassemble des enfants malaysiens et des enfants réfugiés du Myanmar soutenus par l’ONG : The Peace Education Center  (TPEC). Cet événement ouvert à tous, rassemble les enfants autour du jeu et de l'esprit de coopération et devient une occasion unique de collaboration entre les apprenants de l'Alliance Française et les enfants de l'ONG. 


Une initiative sportive et inclusive 

Crédit photo : Alliance Française de Kuala Lumpur 

Répartis aléatoirement en six équipes, les 60 participants âgés de 7 à 12 ans ont relevé des défis variés mêlant adresse et endurance. Chaque atelier était conçu pour encourager l'entraide et créer une ambiance chaleureuse entre ces enfants le temps d'une journée. 

Les volontaires de l’Alliance Française ont animé les ateliers et accompagné les enfants tout au long de la journée. Après beaucoup d'efforts et de rires, une cérémonie de clôture a permis de symboliser la fin de la compétition et la participation de chaque équipe avec des lots pour tous. Au-delà des récompenses, ce sont les souvenirs et les rencontres entre les enfants qui resteront gravés dans les mémoires.

Une première collaboration prometteuse
Cet événement marque le début d’un nouveau partenariat entre l’Alliance Française et TPEC, une ONG engagée dans l’éducation des enfants réfugiés en attente de régularisation. Ces deux institutions ont les mêmes ambitions : tendre vers une éducation pour tous et de qualité. C'est une opportunité de se rappeler que nous devons aller à la rencontre des autres, partager et échanger afin d'en sortir grandi. Cette action montre l'importance des initiatives culturelles et ludiques pour inclure la jeunesse dans des actions concrètes et bienveillantes. 

Pour aller plus loin : 



                                
                                                                                                              LEMRABET Wissam

`

                

dimanche 5 janvier 2025

Mayotte : L’éducation en crise après le cyclone Chido

 

 Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a plongé l'archipel dans une crise profonde, impactant gravement le système éducatif. Entre écoles détruites, enseignants évacués et incertitudes sur la reprise des cours, l'avenir des 117 000 élèves de l’académie reste en suspens.

Alors que le bilan humain demeure incertain, les dégâts matériels sont eux aussi considérables. 40% des établissements scolaires sont lourdement endommagés. À Mamoudzou, l'école primaire Abdourahamane Soilihi illustre l'étendue des dégâts : sur 15 salles de classe, 9 ont perdu leur toit. En tout, ce sont 221 écoles, 22 collèges et 11 lycées qui ont été touchés par le cyclone.

La rentrée scolaire initialement prévue pour le 13 janvier 2025 semble plus qu’incertaine. De nombreux établissements servent actuellement de refuges pour près de 9000 sinistrés. A cela, s’ajoute le départ du personnel enseignant, qui aggrave une situation de pénurie de professeurs, déjà préoccupante sur l’île. Environ 500 professeurs, soit près de 10 % des effectifs, ont demandé à être évacués en raison de conditions de vie devenues insupportables.

Face à cette crise plusieurs solutions sont évoquées. L’enseignement à distance, via le CNED permettrait d’assurer une continuité pédagogique, le recrutement d’étudiants ou de professeurs retraités pour combler les besoins de personnels est aussi envisagé. Toutefois, la reconstruction des écoles reste une priorité impérative. La situation est préoccupante car l’absence prolongée d’éducation risque d’aggraver des inégalités déjà existantes et laisser des traces durables sur l’avenir des jeunes mahorais.

Le 30 décembre dernier, la ministre de l’Education Nationale Elisabeth Borne a été interpellée sur le manque de soutien de l’Etat, les syndicats enseignants ont vivement critiqué l'attitude de la ministre, l'accusant d'éviter le débat sur les réalités du terrain.

La situation à Mayotte reste critique et les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir éducatif de l’île. Si les mesures d'urgence apportent une réponse immédiate, il semble nécessaire de repenser le système éducatif selon les risques climatiques, afin d'assurer sa résilience à long terme et de garantir une éducation stable pour ses habitants. 

Camille G

Pour suivre l'évolution de la situation à Mayotte : 

https://www.education.gouv.fr/cyclone-mayotte-le-ministere-de-l-education-nationale-mobilise-416073#:~:text=Face%20aux%20cons%C3%A9quences%20du%20cyclone,la%20situation%20de%20chaque%20%C3%A9tablissement.

Quelle place pour l'IA à l'école ?



Image générée par ChatGPT d'OpenAI à l'aide de DALL·E.

Une menace pour l’éducation ?

Depuis l’arrivée de ChatGPT il y a plus de deux ans, l’intelligence artificielle (IA) a pris une place croissante dans nos vies, posant de nouveaux défis pour le système éducatif. Certains y voient un outil révolutionnaire capable de répondre à des questions infinies, tandis que d'autres craignent qu’il facilite la triche ou pire, qu’il remplace les enseignants.

Méfiantes, certaines écoles ont choisi d’interdire l’usage des IA génératives. Mais cette approche n’est-elle pas vouée à l’échec, voire contreproductive ? Les jeunes générations grandissent dans un monde numérique où l’IA est omniprésente et jouera un rôle de plus en plus important à tous les niveaux. L’école peut-elle ignorer cette réalité ?

Des programmes en décalage avec les pratiques de ses élèves

Une étude récente de GoStudent révèle que plus de 50 % des élèves de 10 à 16 ans en France place l’IA comme une des matières qu’ils souhaiteraient le plus étudier à l’école. Le constat est clair, les établissements scolaires ont tout intérêt à intégrer ces technologies dans leurs programmes.

Un outil à intégrer 

L’IA ne doit pas être perçue comme une solution finale, mais comme un point de départ. C’est un outil qu’il faut apprendre à manier, questionner et critiquer. Si le rôle de l’école est de préparer les élèves à vivre dans leur société et avec leur temps, elle ne peut pas faire l’impasse sur ces technologies émergentes. Au contraire, elle doit intégrer l’IA pour former les élèves à une utilisation judicieuse et raisonnée. Les enseignants doivent se saisir pleinement de ces innovations pour se les approprier et guider les nouvelles générations à collaborer avec l’IA.

L’intelligence artificielle représente une opportunité unique pour apprendre la réflexion critique et développer des compétences collaboratives. Ce n’est pas une substitution aux compétences humaines, mais un complément, un assistant. L’intelligence artificielle peut transformer l’éducation en la rendant plus interactive, personnalisée et accessible. L'école doit l'envisager comme levier d’innovation pédagogique.

L'IA comme une opportunité 

L’IA est un enjeu majeur pour l’éducation aujourd’hui, c’est pourquoi des institutions comme l’UNESCO et la Commission européenne mettent en avant l’importance d’une réglementation et d’un usage humaniste de l’IA dans l’éducation. Pour l’UNESCO, l’IA doit être un allié du progrès humain, contribuant à rendre l’apprentissage plus accessible et inclusif. L’IA n’est pas une menace pour l’école, mais une opportunité. Il appartient aux acteurs éducatifs de s’en emparer pour préparer les citoyens de demain.


 Camille G.

Pour aller plus loin : 

https://www.unesco.org/fr/digital-education/artificial-intelligence

https://www.gostudent.org/fr-fr/communiques-de-presse/ia-matiere-urgente/


“Brindille en maison d’enfant”: Le nouvel outil des professionnels de l'enfance

Crédit photo : Mme Maëva YOUCEF

Un outils de médiation à destination des professionnels de l’enfance 

Le 9 novembre 2024, Maëva Youcef, éducatrice spécialisée en protection de l’enfance, publie  “Brindille en maison d’enfant”.  Présenté comme un outil de médiation à l’égard des professionnels de l’enfance, il  vise à garantir un support complet dans l’accompagnement des enfants en danger et placés.  Dans les situations complexes que sont les placements des enfants, le repérage des maltraitances et les liens avec les familles, l’ouvrage se veut être un facilitateur de communication. Principalement destiné aux éducateurs, psychologues, enseignants ou encore assistants de services sociaux et forces de l’ordre, il vise à soutenir et libérer la parole des mineurs placés sous la protection de l’enfance ou susceptibles de l’être.

Un guide complet, pour améliorer les pratiques et libérer la parole de l’enfant

L’outil s'appuie sur l’histoire d’une petite lapine nommée Brindille, qui, lorsqu'elle rentre à la maison, subit des violences familiales. Finalement placée dans une maison d’enfant après qu’elle ai eu le courage de dénoncer ce qu’elle vivait, elle est accompagnée par des adultes qui l’aident à exprimer ce qu’elle peut ressentir. 

Pensé comme un guide pratique, et adapté aux enfants qui ne peuvent cependant pas le lire seuls, Brindille tend à simplifier le travail des professionnels de l'éducation nationale  et de la protection de l'enfance. Toujours en racontant l’histoire de la petite lapine, l'outil aborde des sujets tels que les différentes étapes d’un placement, les adultes travaillant pour la protection de l’enfance ou encore l’expression des émotions. 
Tout en aidant les acteurs à identifier et évaluer les situations d'enfants en danger ou à risque, il  permet à l’enfant de libérer sa parole au travers de l’histoire. Ainsi, il facilite la mise en place  d'une relation de confiance entre le professionnel et le jeune. L'ouvrage permet donc de mieux comprendre les émotions, les besoins et les préoccupations des enfants vivant des situations familiales et personnelles difficiles. 
Brindille  adopte une approche de communication non violente et basée sur l’écoute active, favorisant un accompagnement empathique et respectueux auprès du jeune.

Des retours déjà positifs

Avant  même sa publication, Brindille a fait l’objet d’une analyse précise de la part de plusieurs professionnels  qualifiés pour correspondre au mieux aux besoins des enfants et des adultes qui les accompagnent. 
Maëva Youcef partage d’ailleurs sur la page instagram dédiée à la promotion du livre, de nombreux retours de différents professionnels. Dans ces derniers, des psychologues cliniciens notamment, décrivent Brindille comme un excellent biais de communication et favorisant l’expression des émotions. Certains annoncent également avoir l'intention d’utiliser ce dernier, comme un véritable instrument de travail. 

Finalement, dans un contexte où le nombre de jeunes confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) augmente chaque année, cet ouvrage pourrait devenir une ressource précieuse pour les professionnels du secteur, les aidant à mieux protéger et accompagner les enfants en difficulté.




Marie Campagnol-Caumont



Où trouver Brindille ?


L’ouvrage est disponible à la vente sur le  site internet Amazon ou encore dans les librairies “Lulu” pour 18,98 euros. 



L'évolution des cellules de l'immunité innée chez les patients atteints du diabète de type 2

Le diabète de type 2 est une pathologie métabolique chronique marquée par une hyperglycémie résultant d'une résistance des cellules cibles à l'insuline et d'une insuffisance de la production d'insuline par le pancréas. Cette situation perturbe l'absorption du glucose sanguin par les muscles et le foie.



Figure : Schéma du mécanisme d'un diabète de type 2.  https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2550782-diabete-de-type-2-def-cause-symptomes-traitement-alimentation/


Cette résistance métabolique favorise une situation impliquant plusieurs systèmes, notamment le système immunitaire inné. Les cellules de l'immunité innée sont essentiellement constituées de plusieurs types de cellules : les macrophages, les neutrophiles, les monocytes, les cellules dendritiques et de plusieurs types de protéines telles que les cytokines, interférons.

Chez les patients diabétiques, le système immunitaire inné subit des altérations majeures. Les macrophages, les principales cellules de cette immunité, adoptent un profil pro-inflammatoire  au détriment du profil anti-inflammatoire . Cette transition s'accompagne de la sécrétion excessive de cytokines pro-inflammatoires qui renforcent la résistance à l'insuline et aggravent l'inflammation chronique de faible intensité .

Les cellules dendritiques et les cellules NK : natural killer montrent également une activité altérée, contribuant à l'inflammation des tissus adipeux et hépatiques. Cette inflammation chronique constitue un élément clé de l'aggravation des complications métaboliques chez les patients du diabète de type 2.

Une étude intéressante menée au Bénin par Nekoua (2016) a exploré la modulation des cellules immunitaires innées pour atténuer les effets du diabète. Cette étude a permis d'illustrer les mécanismes de modulation des cellules de l'immunité innée : les macrophages et les cytokines. Les résultats de cette étude montrent qu'il n'y a pas de différence significative de la proportion des cellules de l'immunité innée entre les patients atteints du diabète de type 2 et les individus témoins ne souffrant pas de la maladie.

Il ressort de cette étude que le diabète de type 2 traité à l'insuline est associé à un profil anti-inflammatoire compatible avec la différenciation de plusieurs cellules lymphocytaires TCD4  en d'autres cellules plus protectrices pouvant offrir une protection contre certaines infections ou maladies inflammatoires.

Pour conclure, le diabète de type 2 dépasse le cadre d'un simple trouble métabolique pour inclure des dérèglements complexes du système immunitaire inné. Les stratégies ciblant ces dysfonctionnements immunitaires représentent des pistes prometteuses pour de nouvelles approches thérapeutiques.



Amidou ATCHAMOU




Webographie et bibliographie :

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2550782-diabete-de-type-2-def-cause-symptomes-traitement-alimentation/

Nekoua M. P., Fachinan R., Atchamou A. K., et al. Modulation of immune cells and T1/T2 cytokines in insulin-treated type 2 diabetes mellitus. Afr. Health Sci. 16, 712–724 (2016)









“Je relève le défi”: Bordeaux lance une nouvelle campagne d’appel à projets

Crédit Photo : Ville de Bordeaux

« Je relève le défi 2025 », Les appels à projets de 2025 

Encore une fois, la métropole de   Bordeaux renouvelle son engagement envers sa jeune population  avec le lancement de l'édition 2025 de son appel à projets "Je relève le défi". Cette initiative, ayant vu le jour en 2006, vise à encourager et soutenir les idées novatrices et nouvelles  des jeunes Bordelais âgés de 13 à 25 ans.

Un encouragement envers les initiatives de la jeunesse


"Je relève le défi" s'adresse aux adolescents et jeunes adultes porteurs de projets individuels ou collectifs, à condition que ces derniers  s'inscrivent dans le cadre d'une association. L'objectif est de valoriser des idées qui s'ouvrent vers les autres, sur le monde, et bénéficient à la communauté bordelaise. Des domaines variés et nombreux sont concernés comme par exemple l’expression culturelle, les sports, la solidarité ou encore la  protection de l'environnement. La ville est particulièrement attentive aux projets ayant un impact positif et encourageant  sur le territoire et faisant preuve d'originalité. Un exemple de projet réalisé dans le cadre de cette campagne en 2024 est "Assonance festival 2". Ce projet, l'un des six coups de cœur du jury, visait à dynamiser la scène culturelle et artistique de Bordeaux et sa métropole. L'association Assonances a organisé un festival pluridisciplinaire de deux jours dans le centre-ville de Bordeaux, proposant une programmation hybride mettant en avant les jeunes artistes locaux. Au programme figuraient des concerts variés (RnB, pop, rap, rock, dub), des performances artistiques (danse, cirque, théâtre d'improvisation), des ateliers d'initiation, ainsi qu'un village associatif comprenant des médias, des acteurs sociaux et des artisans locaux.

Un soutien précieux  aux lauréats

Les projets sélectionnés bénéficient d'un accompagnement prenant la  forme de conseils et d'une aide financière. En 2024, sur 50 dossiers déposés, 35 projets ont été retenus, répartis en quatre thématiques. Un financement total de 38 000 euros a été alloué, dont 23 000 euros par la Ville de Bordeaux et la CAF de Gironde, et 15 000 euros par la Cité Éducative.

Comment participer à la campagne de 2025 ?

Les inscriptions pour la campagne de  2025 sont ouvertes. Cependant, il reste seulement quelques mois aux  candidats pour déposer leur dossier sur le portail des aides de la ville. La date limite des dépôts est prévue pour le 10 mars 2025.  Pour participer, les candidats doivent  créer un compte sur le site internet de Bordeaux Métropole, remplir le dossier de candidature et le déposer avant la date limite. Un guide pratique est disponible pour aider les candidats dans leurs démarches.

Un jury diversifié pour une sélection équitable

Les projets sont évalués par un jury composé de jeunes, de représentants de la Ville, d'associations de jeunesse et d'institutions partenaires. Les critères de sélection incluent la qualité de nombreuses choses, comme  la présentation, les objectifs du projet, son impact sur le territoire Bordelais, et pour finir, sa faisabilité financière ainsi que son originalité.

Une cérémonie pour célébrer les lauréats

Chaque année, une cérémonie de remise de prix est organisée à l'Hôtel de ville de Bordeaux, place Pey Berland, au mois de  juin pour récompenser les projets retenus. Il s’agit là d’une l'occasion particulière de mettre en lumière le dynamisme et la créativité de la jeunesse bordelaise.
"Je relève le défi" s’inscrit donc  dans une politique plus large de la ville de Bordeaux visant à encourager l'engagement et l'initiative des jeunes. En offrant un cadre et un soutien à leurs projets, la municipalité semble s’ investir dans l'avenir et le dynamisme de son territoire.


Marie Campagnol-Caumont 

Pour aller plus loin : 

https://www.bordeaux.fr/p7532/jereleveledefi


Les femmes dans l'histoire de France : inexistantes ou invisibilisées ?

L'histoire de France est riche, et nombreux sont les personnages a y avoir participé. Des noms, nous en connaissons pleins. Citons par exemple Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle, Artistote, Platon, etc... Une histoire riche, certes, mais une histoire écrite au masculin. 

Evidemment, nous connaissons tous des noms de femmes historiques : Simone De Beauvoir, Olympe de Gouges, Simone Veil et Marie Antoinette. Seulement, ce sont les seules que nous connaissons. Leurs noms participent d'ailleurs à cacher toutes les autres. Elles servent même d'excuse à l'invisibilisation des femmes dans l'histoire. Si ces quatre femmes ont réussit à faire connaître leurs noms, c'est qu'il n'y aurait pas de discriminations, mais plutôt que les autres femmes n'ont pas mérité leur place dans les manuels d'histoire. 

De nombreuses études se sont penchées sur la question du sexisme dans les manuels scolaires. En effet, on y observe qu'en moyenne, sur cinq hommes représentés dans ces ouvrages, seulement une femme a la chance d'être citée. Mais alors, les femmes sont-elles vraiment restées dans leur maison des siècles durant ? C'est loin d'être le cas. Tandis que de plus en plus d'autrices et d'auteurs commencent à faire émerger la véritable place des femmes dans l'histoire, l'école, elle, continue de se cantonner à sa vision de l'histoire.

Cette sous-représentation a des conséquences significatives sur la façon dont les élèves perçoivent la place des femmes dans l'histoire. Cette omission systématique conduit à une vision eronnée de l'histoire. Les élèves finissent par croire que les femmes n'ont pas participé aux évènements de la vie française, alors qu'elles ont toujours été actives dans la politique, les arts et les sciences.En plus de leur sous-représentation numérique, elles sont souvent mentionnées dans des rôles secondaires, presque anecdotiques, principalement associées aux travaux de leurs maris.

 L'effacement des femmes de l'histoire de France est dans le système éducatif n'est pas seulement une question d'équité. C'est un enjeu crucial pour former des citoyens dotés d'une compréhension complète et nuancée de l'histoire, et pour inspirer les futures générations en leur offrant des modèles féminins diversifiés et influents.

Lauréane Matéo

Pour aller plus loin :

https://histoireparlesfemmes.com/

Lecoq, T., & Perrot, M. (2023). Les grandes oubliées : pourquoi l’Histoire a effacé les femmes. Proche.