dimanche 31 décembre 2023

Trois étudiants repensent la tolérance dans un collège de Gironde

Des délégués de classe de 6e ont rencontré début décembre trois étudiants pour échanger autour de la notion de tolérance. Ce débat a donné lieu à la création d'affiches. Le but : sensibiliser l'ensemble des élèves du collège. 




Temps d'échange entre les collégiens et les étudiants venus animer un atelier sur la tolérance. Crédit : Emma Sauret

Ces 10 et 12 décembre, trois étudiants en éducation se sont rendus dans le collège Cassignol à Bordeaux pour mener un atelier sur la tolérance avec les délégués des classes de 6e. L’objectif : sensibiliser aux questions d’éthique, de valeur et de moral. L’atelier s’est déroulé en deux actes. D’abord, les étudiants ont proposé aux collégiens un temps d’échange libre sur la notion de tolérance. Ils ont ensuite réfléchi ensemble sur la question « doit-on tout tolérer », après avoir visionné un extrait du film Shrek pour illustrer la discussion. Cet échange intergénérationnel a permis aux élèves de s’exprimer et de se questionner. La deuxième séance était consacrée à la production de support artistique. Les délégués ont créé des affiches sur un thème de leur choix, en lien avec les thématiques abordées lors de la première séance. Ils ont ensuite présenté leurs productions à l'ensemble de leur classe. En voici un exemple. 


Affiche réalisée par les élèves de 6e lors de l'atelier sur la tolérance. Crédit : Emma Sauret 

« 6 à 10 % des élèves subiraient une forme de harcèlement »

"Chaque année, entre 800 000 et 1 000 000 d'enfants seraient victimes de harcèlement scolaire", selon le rapport d'information réalisé par Colette Mélot pour le Sénat. C’est en partant de ce constat que nos trois étudiants ont réfléchi à la conception de ce projet. D’après l’une des membres du groupe, « Il n’y a pas suffisamment de sensibilisation à ce sujet dans les établissements scolaires ». La directrice s’est alors réjouit de cette intervention et demande à renouveler ce type d’échange, qu’elle juge essentiel : "C'est dommage parce qu'il y a de moins en moins d'échanges avec des intervenants extérieurs. Je trouve ça important que des jeunes se déplacent pour parler de ces sujets-là, ça permet aux élèves de se confier plus librement et sans jugement".


Les étudiants semblent largement satisfaits de leur travail ; « En plus d’avoir contribué au partage et à la réflexion collective dans un environnement souvent source d’exclusion sociale, notre travail a permis d’ouvrir les esprits et a poussé les élèves à dépasser les préjugés », confit Vadim. 


A la fin de la deuxième séance, les élèves ont remercié les étudiants pour cette belle initiative qui a mis la différence à l’honneur et qui, espérons-le, se renouvellera. 


Plus d'information sur https://www.senat.fr/rap/r20-843/r20-843_mono.html


Emma Sauret

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