dimanche 31 décembre 2023

Education en situation d’urgence au Burkina Faso : le programme d’éducation par la radio (PER) comme réponse pour maintenir les élèves dans la routine pédagogique

 

UNICEF/2022/Franck Dejongh

Depuis 2015, le Burkina Faso vit une crise sécuritaire qui a entraîné le déplacement de plus de deux millions de personnes plus précisément 2,06 millions au 31 mars 2023, principalement des femmes et des enfants selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR).

Le dernier rapport du secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence daté du 31 mai 2023 fait état de la fermeture de 6149 structures éducatives soit 23,43% sur l’ensemble du territoire, affectant ainsi 1 041 681 élèves.

Le 6 octobre 2023, la secrétaire technique de l’éducation en situation d’urgence, madame Germaine KABORE dévoilait quelques-uns des dispositifs mis en place pour permettre aux élèves impactés de pouvoir poursuivre leur cursus.

 

Les quatre grandes mesures à retenir


La stratégie de scolarisation accélérée avec passerelle (SSAP) permet à des élèves en décrochage scolaire de plus d’un an de suivre des cours en langue nationale et en français. La SSAP dure 7 ou 9 mois et le but est que les élèves qui y prennent part soient réintégrés dans le système classique en fonction de leur niveau.

Le programme d’éducation par la radio (PER) est également mis en œuvre par le gouvernement ainsi que certaines Organisations Non Gouvernementales dans les zones à fort défi sécuritaire où il est difficile de regrouper les élèves. Cette méthode permet de maintenir les élèves dans une routine pédagogique en attendant leur retour en classe.

Les espaces temporaires d’apprentissage (ETA) ont été aménagés dans les 13 régions du pays grâce à un financement de 3 milliards de FCFA de l’Etat burkinabè. Il en existe déjà plus de 1000 et ils permettent de pouvoir sauver l’année scolaire de plusieurs élèves déplacés internes.

Les animateurs communautaires sont des enseignants titulaires de titre de capacité qui sont prêts à aller servir dans certaines localités où les écoles étaient fermées.

Selon la secrétaire technique de l’éducation en situation d’urgence, Germaine KABORE « Nous espérons un retour progressif des populations et nous allons procéder à la réouverture de plusieurs structures éducatives dans les localités où elles étaient fermées ».


Ces mesures sont mises en œuvre afin de permettre au plus grand nombre d’élèves résidant dans les zones à fort défi sécuritaire et aux élèves déplacés internes qui ont quitté leur lieu de vie pour s’installer ailleurs du fait de la crise sécuritaire, de rester dans une certaine routine pédagogique. Dans les villes qui accueillent les élèves déplacés internes, l’Etat fait de son mieux pour que ces derniers soient acceptés dans les différents établissements publics et privés.


Pour plus d'informations:

-https://www.education.gov.bf/informations/actualites/articles?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&tx_news_pi1%5Bnews%5D=1015&cHash=6c732178fee5fa9a762ad626e10a7e3f

-https://www.studioyafa.org/15735-education-en-situation-durgence-5-choses-a-savoir-sur-les-mesures-du-gouvernement-burkinabe


Boniyamine Anicet KOURAOGO

Éduquer à l'antigaspi en France : Le rôle crucial des associations dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

Alors que le gaspillage alimentaire demeure un défi majeur en France, les actions des associations sont déterminantes dans l'éducation à l'antigaspi. Au cœur de cette lutte, ces organisations s'efforcent de sensibiliser la population et d'apporter des solutions concrètes pour réduire le gaspillage.

 Article publié le 31/12/2023 par Boniyamine Anicet KOURAOGO


Le Combat des Associations :

 

Plusieurs associations, telles que « Stop au Gaspillage Alimentaire », « Les Restos du Cœur », « Echange Nord Sud », etc. se mobilisent activement pour éduquer et sensibiliser. Cette éducation à l’antigaspi passe par l’organisation des événements, les campagnes de sensibilisation et les ateliers éducatifs afin de changer les mentalités et les comportements en encourageant la responsabilité individuelle à tous les niveaux. Ainsi, ces associations mettent en place des séances éducatives novatrices dans les écoles, les centres communautaires, les parcs et les pieds d’immeubles.

 

Les Actions Concrètes sur le Terrain :

 

Atelier brochettes de fruits, Association Echange Nord Sud, Photo prise par Boniyamine Anicet KOURAOGO














                                                                                                                           

 Au-delà de la sensibilisation, certaines associations initient des actions directes sur le terrain. Des partenariats avec des supermarchés, des restaurants, et des producteurs permettent de récupérer les denrées alimentaires encore consommables mais destinées à être jetées. Ces aliments sont ensuite redistribués à ceux qui sont dans le besoin, ou transformer par certaines associations en vue d’être conservables plus longtemps et distribués ou vendus à moindre coût afin d’en faciliter l’accès au plus grand nombre.


« Plus de 170 millions de repas distribués par les Restos du Cœur »

                                          Distribution de rue – Nantes – © Eric PATIN

La campagne 2022/2023 a été particulièrement rude pour les bénévoles des Restos du Cœur. Selon le président bénévole Patrice DOURET, ils ont enregistré une augmentation de 22% de personnes inscrites et acceptées à l’aide alimentaire. Ce qui a entraîné une augmentation de 35% de repas servis par rapport à la campagne de l’année dernière. « Nous avons distribué en un an, 170 millions de repas contre 142 millions l’année d’avant » a-t-il affirmé avant d’ajouter que « Ces millions de repas supplémentaires, ajoutés au doublement des coûts de nos achats de denrées et coûts logistiques soumis à la crise énergétique, mettent en péril le modèle Restos ».

 

Défis et Perspectives

 

Bien que le travail des associations ait permis d'obtenir des résultats tangibles, des défis persistent. L'accès à des ressources suffisantes, la coordination des efforts et la pérennité des actions restent des enjeux cruciaux. Il devient essentiel que les autorités publiques soutiennent ces initiatives pour maximiser leur impact.

 

 

Les associations jouent un rôle incontournable dans l'éducation à l'antigaspi en France. Leur engagement, tant sur le plan éducatif que dans des actions concrètes, montre la voie vers une société plus consciente de ses habitudes alimentaires. Les actions des associations contribuent à construire un avenir où le gaspillage alimentaire sera réduit au minimum, préservant ainsi nos ressources tout en venant en aide à ceux qui en ont le plus besoin. 


Pour plus d'informations: 

-https://www.restosducoeur.org/le-massage-de-patrice-douret-president-benevole-des-restos/  

-https://anti-gaspillage.fr/

-https://www.inc-conso.fr/content/alimentation/actions-et-initiatives-pour-reduire-le-gaspillage-alimentaire 


Boniyamine Anicet KOURAOGO 

L'école de demain ? L'éducation nouvelle et les méthodes actives d'apprentissage

 Dans le monde d'aujourd'hui en constante évolution, l'éducation nouvelle se présente comme une réponse moderne aux besoins des élèves. Contrairement aux méthodes traditionnelles, cette approche se concentre sur le bien-être global des enfants en utilisant des méthodes d'apprentissage qui les encouragent à être curieux, créatifs et engagés.
Deux méthodes ont su attirer notre attention, l'apprentissage par projets et la mise en place de défis en lien avec du tutorat. Ces outils éducatifs sont aujourd'hui employés dans de nombreux établissements scolaires de l'école primaire à l'université.
Ces méthodes permettent aux élèves de prendre une part active dans leur processus
d'apprentissage. Ainsi les professeurs accompagnent les élèves dans un enseignement plus efficace en leur donnant l'occasion de mettre en pratique les connaissances qu'ils ont acquises dans des contextes réels et pertinents.
L'apprentissage par projet est une méthode dans laquelle les élèves travaillent sur un projet de longue durée qui les amène à utiliser leurs connaissances pour résoudre un problème ou réaliser une tâche. Cela les aide à comprendre comment les savoirs sont liés les uns aux autres et à voir comment ils peuvent être utilisés dans la vie réelle. Cette démarche permet de développer des compétences en pensée critique, en résolution de problèmes et en prise de décision.
Les défis sont des activités qui permettent de résoudre des problèmes ou de réaliser des tâches dans un délai imparti. Ces challenges sont souvent proposés pour évaluer des compétences précises de manière ludique. Sur certains points du programme, des évaluations de difficulté progressives sont conçues afin de positionner les élèves sur une échelle de connaissance. Par la suite
les élèves en réussite vont aider ceux qui sont en échec. De nombreux établissements proposent également du tutorat, les élèves plus agés vont avoir la charge d'aider des élèves plus jeunes dans leur parcours scolaire mais également social. A Bordeaux le Collège Clisthène tourné vers l'éducation nouvelle emploie ces 2 méthodes.
Les élèves et enseignants que nous avons pu interroger semblent conquis et plus épanouis dans ce « nouvel » environnement de travail.

Clap de fin pour les animations aux parc azalet

Animation un été à Pessac © Crédit photo : Vadim Smirnov
 Dans le cadre de son programme d'animation estival « Un été à Pessac » le service des sports de la mairie a organisé du 10 juillet au 4 août l'événement « Trace en été ! » au Parc Cazalet.

Situé dans le quartier de l'Alouette ce parc habituellement calme et peu fréquenté a connu un été festif et animé. L'événement proposait gratuitement de nombreuses animations sportives mais également culturelles ouvertes à tous du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 15h à 21h.
Pendant ces 4 semaines « Trace en été ! » a su rassembler entre 100 et 150 personnes par jour ce qui en fait « une réussite » selon le directeur du service des sports M.Garineau. En effet au vu de la programmation on ne peut que comprendre cette affluence. Toute la semaine les 7 animateurs du service des sports ainsi que les associations du territoire ont proposé tous types d'activités. On peut notamment citer de grandes structures gonflables, de l’initiation sportive (volley, équitation, danse, course d'orientation...), des tournois, des jeux de sociétés, de la découverte artistique etc...
Cette année, l'événement revêtait une importance particulière pour la mairie, car elle avait récemment obtenu le label Terre de jeux 2024. Ce label est attribué par l'État à toutes les collectivités territoriales et aux structures du mouvement sportif qui en font la demande en prévision des Jeux olympiques de Paris 2024. Cette reconnaissance vise à encourager le développement du sport et à mettre en lumière les atouts de son territoire, tout en offrant une visibilité aux actions et
aux projets de la collectivité.
Une réelle réflexion a donc été engagée afin de faire de cet événement une réussite. Cette année la Mairie a décidé de centraliser ses animations dans le Parc Cazalet, alors qu'auparavant, divers parcs étaient sollicités pour cet événement. Ce choix se justifie selon M.Garineau par le fait que ce parc a toujours été le plus fréquenté les années précédentes, qu'il offre de grands espaces propices à tous types d'animations mais également par sa position centrale sur la commune.

Animation danse sur la scène. © Crédit photo : Vadim Smirnov

Pari réussi pour la mairie qui a fait de « Un été à Pessac » une grande réussite. Les habitants de Pessac attendent avec encore plus d'enthousiasme l'été prochain, d'autant plus à l'approche des prestigieux Jeux olympiques de Paris 2024.

L' Afrique subsaharienne et les problèmes d'accès à l'éducation de qualité

De toutes les régions du monde, c'est l'Afrique subsaharienne qui affiche le taux le plus élevé de jeunes privés d'accès à l'éducation. Selon l'ISU (Institut de Statistique de l'UNESCO), plus d'un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés, suivis par un tiers des jeunes âgés de 12 à 14 ans. Ces chiffres s'expliquent par la pauvreté, qui révèle des différences non seulement selon les pays mais aussi selon le genre.  

Article publié le 31/12/2023 à 18h19 par Sara Madzella Mbiemo

Les problèmes majeurs qui freinent l’accès à l’éducation de qualité en Afrique subsaharienne 


                                                                                         timetohelp.eu

L'Afrique subsaharienne, parfois appelée Afrique noire, se situe au sud Sahara.  Dans cette région, l'éducation est une priorité majeure pour l’UNESCO et son Institut de statistiques (ISU). Cependant, sur environ 244 millions d’enfants de 6 à 18 ans non scolarisés, plus de 40%, soit 98 millions vivent dans cette région (selon l’UNESCO). Malgré une progression constante des taux d’alphabétisme, il reste encore environ 773 millions d'adultes analphabètes à travers le monde, pour la plupart des femmes. Ces chiffres produits par l’ISU soulignent la tâche colossale à accomplir pour atteindre les Objectifs de développement durable, plus précisément la Cible 4.6 qui vise à garantir que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes sachent lire, écrire et compter d’ici 2030. Au vu de ces résultats l’objectif d’une éducation de qualité pour tous d’ici 2030, établi par les Nations Unies, risque de ne pas être atteint. Madame Audrey Azoulay (Directrice générale de l'Unesco depuis le 13 novembre 2017), souligne la nécessité d’une mobilisation mondiale pour placer l’éducation au sommet de l’agenda international.
Les problèmes majeurs qui freinent l'accès à l'éducation de qualité dans cette région :

  1. La pauvreté

Elle est un problème majeur qui freine l’accès à l’éducation de qualité en Afrique subsaharienne. Son impact sur l’éducation se manifeste par :
  • Le manque d'infrastructures scolaires
  • Le manque de ressources humaines
  • La précarité des conditions d'apprentissage 
  •  La précarité des ressources financières dont disposent les familles 

      2. L'exclusion scolaire

L'exclusion scolaire représente l'une des problématiques majeures en matière d'éducation en Afrique subsaharienne, touchant principalement les jeunes de 12 à 17 ans. Les principales causes sont :

  • Les inégalités 

La pauvreté a développé une discrimination liée aux genres. Plusieurs familles dans les régions pauvres valorisent l’éducation des garçons à celle des jeunes filles. Cette discrimination est née de la manière de penser de certains parents qui considèrent qu'un garçon est plus intelligent qu’une fille et cette dernière est destinée au foyer. De ce fait, la famille préfère consacrer ses ressources à l’éducation du garçon. 

  • Les mariages précoces et grossesses

                                                                      guineenondi.com

Le mariage précoce, une pratique qui implique souvent des enfants, surtout des filles mariées avant 18 ans sans leur consentement, constitue une violation flagrante des droits humains et une forme de violence. Ce genre de pratique a non seulement de graves répercussions sur la santé des jeunes filles, mais il affecte également leur éducation. Pour la majorité de ces filles, le mariage précoce marque le début d'une réalité où l'éducation passe au second plan. En effet, elles abandonnent souvent l'école pour se consacrer à leur mari, à leur grossesse et à l'éducation de leurs enfants. En conséquence, elles se retrouvent sans formation scolaire ni professionnelle, sans ressources financières, parfois dans un foyer marqué par des violences conjugales.  
  • L’assistance sociale et scolaire des handicapés
La méconnaissance des méthodes de prises en charge de certains handicaps contribue aussi à l'exclusion scolaire. En Afrique, les écoles souffrent d'un manque de structures adaptées pour accueillir ces enfants en situation de handicap. 

En somme, il est nécessaire de signaler que l'éducation joue un rôle crucial pour transformer des vies, promouvoir la paix, éradiquer la pauvreté et soutenir le développement durable. Pour cela, la clé du succès réside dans l'engagement de chaque pays. Nous devons tous nous considérer comme des acteurs indispensables pour atteindre ces objectifs liés à une éducation de qualité.  


En savoir plus : 

http://uis.unesco.org/fr/topic/alphabetisme

https://www.inegalites.fr/Pres-de-800-millions-d-adultes-analphabetes-dans-le-monde

https://www.lumni.fr/article/education-et-pauvrete

Les formes d'inégalités scolaires en République du Congo

La République du Congo envisage de faire de l'éducation le moteur principal de son développement, cherchant ainsi à garantir une intégration réussie de son économie dans l'économie mondiale. L'éducation est perçue comme un outil pour former une main-d'œuvre compétente et qualifiée. Cependant, les disparités dans le système éducatif représentent un défi majeur à surmonté. 

Article publié le 31/12/2023 à 18h17 par Sara Madzella Mbiemo


                               Rentrée scolaire 2019-2020 : élèves et enseignants ont répondu au rendez-vous | adiac-congo.com  

Les inégalités scolaires encore présentes en République du Congo

La République du Congo, souvent informellement appelée "Congo Brazzaville", est un pays en voie de développement situé en Afrique centrale, comptant environ 6 millions d'habitants. Sa superficie est de 342 km² et près de la moitié de sa population réside dans les deux principales villes du pays : Brazzaville (capitale politique) et Pointe-Noire (capitale économique). 

                                                   https://www.journaluniversitaire.com/congo-b/

Au Congo, le ministère de l'Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l'Alphabétisation est responsable de l'organisation de l'éducation, de la gestion des programmes éducatifs et de la supervision des aides scolaires. Il accorde les autorisations d'ouverture des établissements privés et assure leur supervision. Ce ministère est dirigé par Monsieur Jean-Luc Mouthou. Cependant, malgré cette structure, le système éducatif congolais continue de présenter des inégalités liées à l'origine sociale et des inégalités par rapport aux genres. 

Les inégalités liées à l’origine sociale

L'environnement dans lequel évoluent les élèves a un impact significatif sur leur parcours scolaire. Les conditions de vie des parents, notamment leurs ressources économiques et culturelles, jouent un rôle majeur dans la réussite scolaire des enfants. Ces éléments influencent non seulement l'acquisition des connaissances, mais également le niveau de diplôme atteint à la fin du cursus éducatif.  

Au Congo, on constate que les élèves issus de milieux aisés affichent un taux de réussite plus élevé par rapport à ceux provenant de milieux défavorisés. Une fois sur le marché du travail, les individus issus de ces milieux aisés accèdent plus facilement à des postes de travail prestigieux grâce à leurs études plus poussées. Cette inégalité entraine des répercussions directes sur la réussite scolaire et professionnelle des élèves contribuant ainsi à un taux de chômage plus élevé dans les milieux pauvres. Cela renforce malheureusement le constat que " les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres".

Le pays étant séparé en deux zones (nord et sud), les ethnies constituent aussi une sorte d’inégalité. Les ethnies sudistes considèrent que les nordistes ont plus de privilège et affirment que le pouvoir appartient aux nordistes. D’où le désintéressement dans certains domaines de formation.

Les inégalités par rapport au genre

Il persiste au Congo une mentalité selon laquelle les matières littéraires seraient plus adaptées aux filles tandis que les sciences seraient plutôt destinées aux garçons. Cette vision entraîne une sous-représentation des filles dans les filières scientifiques, les orientant d'avantages vers les disciplines littéraires. Bien que les filles ne soient pas moins performantes, voire parfois meilleures que les garçons, cette répartition genrée des filières a un impact sur leurs choix professionnels, allant jusqu'à réserver certains emplois exclusivement aux femmes. 

La pauvreté

Elle a développé une discrimination liée aux genres. Certaines familles pauvres valorisent l’éducation des garçons à celle des jeunes filles. Cette discrimination est née de la manière de penser de certains parents qui considèrent qu’un garçon est plus intelligent qu’une fille et cette dernière est destinée au foyer. De ce fait, la famille préfère consacrer ses ressources à l’éducation du garçon. 


Les inégalités sont plus marquées dans les zones rurales, touchant environ 36,7% des individus, tandis qu'elles sont moindres dans les zones urbaines, affectant environ 14,7% de la population. 


En savoir plus :  

https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2020-3-page-99.htm#:~:text=Les%20in%C3%A9galit%C3%A9s%20sont%20plus%20prononc%C3%A9es,est%20un%20ph%C3%A9nom%C3%A8ne%20essentiellement%20rural.



                               

L'UNICEF Gironde, Défenseur Acharné des Droits des Enfants


Créée en 1946 après la Seconde Guerre mondiale, l'UNICEF (United Nations International Children's Emergency Fund) est dédiée à la protection de l'avenir des générations futures. Son objectif initial était d'assurer la survie des enfants touchés par le conflit. Aujourd'hui, elle œuvre à travers le monde pour promouvoir les droits et le bien-être des enfants. Au niveau local, l'antenne de l'UNICEF dans la Gironde se distingue par des actions ciblées, notamment dans le milieu scolaire, pour soutenir les droits fondamentaux des enfants.

L'UNICEF Gironde : Une Présence Engagée

L'antenne de l'UNICEF en Gironde s'est érigée en fervent promoteur des droits des enfants, travaillant sans relâche pour assurer un avenir meilleur aux plus jeunes. Les membres du comité de gestion, composés de professionnels dévoués et de bénévoles passionnés, œuvrent de concert pour mettre en œuvre des initiatives porteuses de changement.


Actions dans les Écoles : Éduquer pour Libérer


L'UNICEF Gironde concentre une partie significative de ses efforts dans les écoles, considérant l'éducation comme un vecteur essentiel pour garantir le respect des droits de l'enfant. Des interventions sont menées à différents niveaux, de la maternelle au lycée, pour sensibiliser les élèves, les enseignants et les parents aux enjeux cruciaux liés à la protection et à l'épanouissement des enfants.



Contenus de Sensibilisation : Informer pour Agir


Les contenus de sensibilisation élaborés par l'UNICEF Gironde sont soigneusement conçus pour informer et inspirer. Des supports pédagogiques, des ateliers interactifs et des programmes éducatifs sont déployés dans les écoles pour aborder des thèmes tels que l'éducation, la santé, la protection contre la violence et l'accès aux soins. Ces initiatives visent à inciter les jeunes générations à devenir des défenseurs actifs des droits de l'enfant.






Un Avenir Durable pour Tous les Enfants


L'UNICEF Gironde incarne la vision humaniste des Nations Unies, travaillant au quotidien pour créer un monde où chaque enfant peut grandir en sécurité, en santé et dans la dignité. Grâce à ses actions éducatives et de sensibilisation, l'antenne locale contribue à bâtir un avenir durable pour tous les enfants de la Gironde, plaçant ainsi les droits de l'enfant au cœur des préoccupations de la société.

    






Pour plus d'informations :



Léonard OUEDRAOGO

Espoir Renouvelé pour la Jeunesse des Quartiers Prioritaires de la Gironde


Le 7 novembre 2023, Étienne GUYOT, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine et préfet de la Gironde, annonce avec enthousiasme le renforcement significatif de la politique de la ville dans le département. Cette initiative, résultat d'une collaboration étroite avec l'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), s'inscrit dans une dynamique visant à amplifier les actions en faveur des quartiers prioritaires de la région.


Extension Géographique et Impact Démographique 


La Gironde passe ainsi de 23 à 25 quartiers prioritaires, touchant 15 communes. Deux nouveaux quartiers font leur entrée remarquée, à savoir le Haut Livrac à Pessac et Maurice Thorez à Bègles. En parallèle, des quartiers déjà en politique de la ville voient leur périmètre s'agrandir, incluant Le Grand Parc (passant de 4 000 à 8 200 habitants) et Benauge-Henri Sellier – Léo Lagrange, intégrant le quartier Beausite à Cenon (passant de 2 900 à 3 800 habitants).


Cette extension génère une hausse de la population cible bénéficiant des dispositifs de la politique de la ville en Gironde, passant de 69 500 à 74 500 habitants. Cela se traduit par une injection de moyens significatifs dans des territoires en difficulté, tant dans la métropole que dans les zones rurales.


Nouvelle Ère Éducative et Professionnelle :


La nouvelle ère de la politique de la ville s'engage résolument pour rendre plus tangible l'égalité des chances. Elle prévoit des moyens renforcés pour l'éducation, incluant la généralisation des cités éducatives, la convergence des quartiers prioritaires de la politique de la ville avec les réseaux d'éducation prioritaire (REP) et REP+, la scolarisation dès 2 ans, le dédoublement des classes, et l'ouverture des écoles de 8 h à 18 h.

L'attention est également portée sur le renforcement des actions en faveur de l'insertion professionnelle, la formation, l'emploi, et l'accompagnement vers l'entrepreneuriat. Le développement des maisons de services publics France services, des conseillers numériques, ainsi qu'une présence humaine accrue dans les quartiers à travers des médiateurs et adultes relais, constituent des piliers de cette approche globale.



Détermination du Gouvernement en Faveur de l'Égalité des Chances :


Étienne GUYOT souligne que « l'élargissement du périmètre politique de la ville en Gironde témoigne de la détermination constante du gouvernement et de l'État d'agir en faveur de l'égalité des chances en direction des habitants des quartiers les plus défavorisés ».

Cette évolution marque une avancée majeure vers une société plus inclusive, prête à surmonter les défis socio-économiques et éducatifs dans les quartiers prioritaires de Bordeaux. Une véritable bouffée d'espoir pour les jeunes en difficulté, annonçant une ère nouvelle de soutien accru et de possibilités équitables.



Pour plus d'informations :




Léonard OUEDRAOGO