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| UNICEF/2022/Franck Dejongh |
Depuis
2015, le Burkina Faso vit une
crise sécuritaire qui a entraîné le déplacement de plus de deux millions de
personnes plus précisément 2,06 millions au 31 mars 2023, principalement des
femmes et des enfants selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de
Réhabilitation (CONASUR).
Le
dernier rapport du secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence
daté du 31 mai 2023 fait état de la fermeture de 6149 structures éducatives
soit 23,43% sur l’ensemble du territoire, affectant ainsi 1 041 681 élèves.
Le 6
octobre 2023, la secrétaire technique de l’éducation en situation d’urgence,
madame Germaine KABORE dévoilait quelques-uns des dispositifs mis en place pour
permettre aux élèves impactés de pouvoir poursuivre leur cursus.
Les quatre grandes mesures à retenir
La stratégie de scolarisation accélérée avec passerelle (SSAP) permet à des élèves en décrochage scolaire de plus d’un an de
suivre des cours en langue nationale et en français. La SSAP dure 7 ou 9 mois et
le but est que les élèves qui y prennent part soient réintégrés dans le système
classique en fonction de leur niveau.
Le programme d’éducation par la radio (PER) est également mis en œuvre par le gouvernement ainsi que
certaines Organisations Non Gouvernementales dans les zones à fort défi sécuritaire où il est difficile de
regrouper les élèves. Cette méthode permet de maintenir les élèves dans une
routine pédagogique en attendant leur retour en classe.
Les espaces temporaires d’apprentissage (ETA) ont été aménagés dans les 13 régions du pays grâce à un financement
de 3 milliards de FCFA de l’Etat burkinabè. Il en existe déjà plus de 1000 et
ils permettent de pouvoir sauver l’année scolaire de plusieurs élèves déplacés
internes.
Les animateurs communautaires sont des enseignants titulaires de titre de capacité qui sont
prêts à aller servir dans certaines localités où les écoles étaient fermées.
Selon la
secrétaire technique de l’éducation en situation d’urgence, Germaine KABORE
« Nous espérons un retour progressif des populations et nous allons procéder
à la réouverture de plusieurs structures éducatives dans les localités où elles
étaient fermées ».
Ces mesures sont mises en œuvre afin
de permettre au plus grand nombre d’élèves résidant dans les zones à fort défi
sécuritaire et aux élèves déplacés internes qui ont quitté leur lieu de vie
pour s’installer ailleurs du fait de la crise sécuritaire, de rester dans une
certaine routine pédagogique. Dans les villes qui accueillent les élèves
déplacés internes, l’Etat fait de son mieux pour que ces derniers soient
acceptés dans les différents établissements publics et privés.
Pour plus d'informations:
Boniyamine Anicet KOURAOGO









