« Les jeunes ont faim. Rien ne les empêchera d’aller dans les pays où ils pensent qu’on ne connaît ni la faim ni l’arbitraire si nous ne passons pas à l’action », le président de l’association JPREM.
Crédit photo : affiche interne à l’association
L’immigration africaine influe grandement les conditions économiques et sociales du continent. Car elle prive le continent de beaucoup de cerveaux et de personnes qualifiées.
C’est dans ce contexte que l’organisation « Jeunesse Panafricaine pour la Reconversion des Mentalités » voit le jour en 2009 en Côte d’Ivoire, avec comme acronyme JPREM. Cette association à caractère social et humanitaire œuvre pour maintenir les jeunes talents africains sur le sol Africain afin d’impulser un développement progressiste de l’Afrique par les africains.
Les difficultés qu’ils rencontrent dans leur pays pour certains, pour d’autres l’ignorance et la désinformation, poussent des milliers de jeunes Africains à préférer l’exode, même clandestin.
Pour la plupart de ces jeunes, « Avancer, c’est mourir ; reculer, c’est mourir. Alors, mieux vaut avancer et mourir. »
Le but de la JREM est donc d’« offrir la vie » à ces jeunes talents Africains depuis leur champ, leur campagne, village et ville. Elle s’emploie, dans ce but, à les sensibiliser pour les maintenir en Afrique.
Orientation et évolution des actions de la Jeunesse Panafricaine pour la Reconversion des Mentalités - JPREM
Crédit photo : Bateau transportant des migrants en plein naufrage, au large des côtes de la Libye, 25 mai 2016 — © HANDOUT
Depuis le début de l’année 2017, en Côte d’Ivoire, la JPREM travaille, sensibilise pour le retour volontaire, principalement depuis la Libye et le Koweït. Elle organise des activités de réflexion, de formation et d’information pour réduire cette vague migratoire.
La JPREM croit fermement que les migrations ordonnées, s’effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société toute entière. En tant qu’organisme de la société civile, la JPREM collabore avec d’autres structures sur le terrain en vue de résoudre les problèmes pratiques de la migration, de mieux faire comprendre les questions de migration, d’encourager le développement économique et social grâce à la migration et de promouvoir le respect effectif de la dignité humaine et le bien-être des migrants.
Leurs objectifs
crédit photo : www.akaoma.com
Inciter les jeunes à la limitation des vagues migratoires en présentant la « vraie face » de l’Occident. Il s’agit, ainsi, de démystifier les conditions dans lesquelles ils vivraient en Occident, et les risques auxquels ils seraient exposés.
Informer sur le trafic d’humains, les dangers et les risques encourus.
Organiser le retour des clandestins dans leurs pays d’origine, les assister, les informer sur les métiers, encadrer leur formation et leur insertion dans la vie active.
Promouvoir et soutenir les solutions entrepreneuriales des jeunes pour faire émerger des modèles de réussites locaux. Cela a pour effet d’inspirer d’autres jeunes à rester et devenir à leur tour des acteurs de changement.
La mission
crédit photo : www.ong-odiae.org
Puisque le risque de mort ne dissuade pas les clandestins, comment agir ? La prison ? Ils s’en moquent. Le renvoi dans leur pays ? Cela coûte cher et ils reviennent. Surveiller les frontières, encore plus ? Coût trop élevé et la mission semble impossible… Alors que faire ?
Pour faire face à ce problème vital pour l’Afrique, la JPREM se donne pour mission de :
faire du lobbying et du plaidoyer pour créer un cadre formel de liberté économique pour la jeunesse Africaine assoiffée d’autonomisation ;
mobiliser des ressources et accompagner les initiatives entrepreneuriales des jeunes Africains, en situation défavorisée, en Afrique ;
dynamiser les zones géographiques défavorisées où vivent ces jeunes en initiant des activités culturelles et génératrices de revenus ;
faire émerger une nouvelle mentalité de jeunes africains conscient de leur responsabilité pour l’Afrique.
encourager à faire de l’Éducation un champ de bataille.
Leur fonctionnement
Présente dans 25 pays en Afrique, en Corée du Sud, en Bulgarie, en France, au Luxembourg, en Haïti, en Inde et en Chine, la JPREM s’outille d’un rapport qu’elle met régulièrement à jour en complétant des éléments d’analyses. Cela lui permet, non seulement, de mieux comprendre le phénomène migratoire en Côte d’Ivoire, par exemple, et de contribuer à la formulation de réponses en termes de sensibilisation et de prévention de migrations risquées et mal informées sur la route méditerranéenne centrale, mais également de rester au fait de l’actualité migratoire. Ce rapport s’intéresse ainsi à différents aspects du profil des migrants, à savoir le profil socio-économique et démographique avant le départ ; les motivations de départ ; la route empruntée ; ainsi que les perspectives de réintégration.
Pour conclure, il semble bien que la responsabilisation africaine face aux problématiques africaines est déjà un premier élément pertinent de changement de mentalité. L’association « Jeunesse Panafricaine pour la Reconversion des Mentalités » relève donc déjà le défi de la reconversion des mentalités.
Pour le reste, elle poursuit un travail actif et fédère autour d’elle plusieurs organisations de la société civile ivoirienne et vient appuyer les actions de l’ONU Migrants (OIM) pour aider à la réintégration de plusieurs « naufragés » de l’émigration clandestine.
Contact presse : Olga Akou kochie (olga_akou@yahoo.fr)
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