jeudi 22 avril 2021

Des jeunes citoyens engagés se forment au montage de projets durables et solidaires

 
    Des jeunes âgés de 15 à 30 ans, bénévoles, en service civique ou encore engagé.e.s dans des échanges interculturels ou dispositifs de mobilité, se formeront en ligne au « Montage de Projets Durables et Solidaires » entre le 4 et le 11 mai 2021. Les inscriptions à cette formation de 4 modules ont été lancées le vendredi 9 avril et les 80 places ont été pourvues. 

    La formation est proposée par Emilie Boulangé, chargée de projets internationaux du pôle Solidarité Internationale, et par Léna Picard, chargée de projets au pôle développement durable du centre confédéral de la Ligue de l’enseignement.

    Les formatrices souhaitent que chacun des participants puisse acquérir les bases générales d’un projet, intégrer les dimensions durables et solidaires que la Ligue de l’enseignement porte, être soutenu.e.s dans la recherche de financements et accompagné.e.s dans la construction de leur projet. 

    Avec la vision humaniste et émancipatrice dont fait preuve la Ligue de l’enseignement, il est indispensable pour les deux jeunes femmes de favoriser la rencontre et l’échange de pratiques entre les jeunes afin que chaque participant puisse nourrir la réflexion de l’autre.

    Il sera également proposé aux jeunes de répondre à un appel à projets leur permettant de recevoir un financement à leurs projets durables et solidaires (actions d’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale -ECSI-, transition écologique). Ils pourront alors mettre en pratique et de façon concrète les compétences qu’ils auront acquises et ainsi sensibiliser, conscientiser, permettre la réflexion, les échanges et les rencontres autour des thématiques choisies.

Agir ici pour être solidaires là-bas

    « Agir ici pour être solidaires là-bas », c’est ainsi que les chargées de projets incitent les jeunes à s’investir dans des projets solidaires à la fois localement mais aussi à l’étranger. 

    Par exemple, parmi les jeunes qui vont suivre cette formation, certains font partie du programme « Jeunes Solidaires Sans Frontières » (JSSF), programme qui réunit une soixantaine de jeunes et qui promeut des actions d’ECSI à travers le territoire pour promouvoir une meilleure ouverture sur le monde et une vision plus réaliste des problématiques que rencontrent les personnes dans leurs pays. 

    Ces difficultés peuvent être de natures diverses : pauvreté, accès à l’eau, alimentation, éducation, dérèglement climatique, sécurité. De manière plus générale, les JSSF luttent contre les discriminations, pour le vivre-ensemble et pour l’interculturalité.

La Ligue de l’enseignement

    La Ligue de l’enseignement est un mouvement laïc d’éducation populaire. Jean Macé, pédagogue, enseignant, journaliste et homme politique français, l'a fondée en 1866. Aujourd’hui, l’association propose un large spectre d’activités, à la fois culturelles, éducatives, sportives et de loisirs. 

    Présente sur tout le territoire français avec ses 25.000 associations affiliées, ses 103 fédérations départementales, ses 13 unions régionales et son centre confédéral basé à Paris, la Ligue de l’enseignement compte aujourd’hui près de 1.6 millions d’adhérents qui s’investissent pour promouvoir une « société ouverte, généreuse et responsable », construire ensemble, devenir citoyens et s’impliquer dans notre démocratie, agir contre les inégalités et pour la solidarité.

 

Hélène Bailliet, étudiante PIPELI de la promotion 2020-2021


dimanche 4 avril 2021

Un important réseau d’animation à Bordeaux

    L'association des Centres d’animation de Bordeaux permet à des jeunes de quartiers populaires d’intégrer un orchestre en partenariat avec l’Opéra national de Bordeaux et la Philharmonie de Paris.

    Créée en 1963 à l’initiative de Jacques Chaban Delmas – alors maire de Bordeaux – sous le nom d’association des Foyers de Jeunes de la ville de Bordeaux, elle est une association d’animation socio-culturelle agréée jeunesse et éducation populaire. Elle regroupe aujourd’hui en plus de onze centres d'animation (dont dix agréés « centre social » auprès de la Caisse d’allocations familiales) l’Auberge de jeunesse de Bordeaux, le mur d’escalade Barbey et la ferme pédagogique de Bordeaux-Lac. Elle est présente dans des quartiers très divers : Argonne, Bacalan, Bastide Benauge, Queyries, Bordeaux-Lac, Bordeaux-Sud, Grand-Parc, Monséjour, Saint Michel, Saint Pierre et Ginko (S. Bernhardt). Longtemps appelée « association des centres d’animation des quartiers de Bordeaux », son intitulé a récemment été abrégé par souci de clarté.

Plan et crédit : Centres d'animation de Bordeaux


    Des partenariats nombreux et très variés

    La structure fait état de 660 partenaires comprenant tant des collectivités territoriales que des bailleurs ou de nombreuses et diverses structures associatives, dont des structures étrangères. L’association a notamment échangé à plusieurs reprises avec l’association Sidi El Houari à Oran autour de thématiques communes (patrimoine matériel et immatériel, culture de la paix…) dans le cadre d’une co-élaboration de formations d’animateurs socioculturels. Les projets menés sont nombreux : expositions, mise en place d’ateliers d’écriture poétique avec Nathalie Man ou encore Souleymane Diamanka, accueil de compagnies de théâtre, musiciens et autres en résidences artistiques, orchestre (DEMOS) en partenariat avec l’Opéra national de Bordeaux et la Philharmonie de Paris... Elle participe également à des festivals tels que Chahuts (Saint Michel) ou Bacalafiesta ou autre fête de quartier : la diversité des publics touchés fait sans conteste partie des points forts de cette association.

Bacalafiesta crédit : Centres d'animation de Bordeaux


    Principes et valeurs

    Les valeurs chères à cette structure sont communes à celles de l’éducation populaire : hospitalité, respect, citoyenneté, laïcité et responsabilité s’incarnent dans ses actions et son organisation. A titre d’exemple, les budgets sont mis à disposition du public sur le site web de l’association – soucieuse d’être tout à fait transparente.

    Les jeunes sont par ailleurs partie prenante de la vie des centres : la plupart des centres comptent un « collectif jeunes » animé par les jeunes et disposant de son propre budget, notamment pour mettre en œuvre des projets de solidarité. Il existe également un collectif jeunes inter-centres, qui leur permet d’être représentés au conseil d’administration.

    De manière générale, l’association cherche à favoriser le plus possible les rencontres inter-quartiers. Pour ce faire, elle a décidé depuis quelques années d’organiser les centres en fonction de différents « pôles » : danses, arts du cirque, ferme pédagogique et environnement, arts plastiques et artisanat d’art, arts de la parole, écriture lecture multimédia, arts urbains…


    Des objectifs culturels mais aussi et surtout sociaux

    « Transmettre des valeurs et des principes », « Accueillir et accompagner », « Participer à l'éducation et à l'émancipation » et « Développer l’engagement et l’action collective, faire ensemble société » sont les quatre axes autour desquels s’articule le projet de l’association. Cette dernière affirme la primauté de sa vocation sociale. A ce titre, si elle compte un budget très conséquent (près de 14 millions d’euros), toute son activité est pour l’essentiel financée par des fonds Jeunesse ou Social (et non spécifiques Culture). Ce budget est à la hauteur de l’ampleur des actions mises en œuvre : pas moins de 40 000 personnes sont accueillies chaque année.

 

                                                                                               Lorella Oguse

vendredi 2 avril 2021

Le Rocher de Palmer, un acteur original de l’insertion à Cenon.

    Connu pour ses salles de concerts et évènements musicaux et culturels, le Rocher de Palmer, avec ses 6700m² dédiés à la culture du monde, se pose comme acteur dans l’insertion des jeunes.
      

    Situé à Cenon (Bordeaux Rive droite), il offre dans ce quartier prioritaire de la métropole de Bordeaux, un lieu d’évènements, de projets divers et variés, notamment pour apporter aux jeunes un territoire de rencontres et d’échanges. La mise en place du « Forum du rocher », permet alors à tous de gagner en compétences et en expériences dans le domaine de la création artistique ou encore du numérique. Il constitue un réel espace de travail et de coopération pour permettre à tous et toutes d’enrichir leur parcours professionnel. Le « Forum du Rocher » dispose alors de divers dispositifs et notamment celui de la Pépinière.

En effet, grâce à la Pépinière mise en place par l’association Musiques de Nuit afin de soutenir l’entreprenariat dans le domaine culturel, la collaboration du Rocher de Palmer avec les Missions Locales de Bordeaux permet aux jeunes d’accéder à de multiples offres d’évènements, de formations mais aussi de rencontres autour de thèmes variés. La Pépinière propose des activités artistiques et culturelles mais aussi toutes sortes de rencontres et de coopérations afin d’encourager l’entreprenariat dans les quartiers prioritaires, mais aussi de créer des conditions favorables aux entrepreneurs pour une implantation de long terme sur le territoire.

    Avec comme un de ses objectifs de soutenir la création d’activités dans les quartiers prioritaires, le Rocher de Palmer propose aux jeunes de vivre à son rythme à travers des activités culturelles et musicales et son travail sur les dynamiques du territoire.
Il utilise aussi la culture musicale de manière innovante (à travers le rap ou l’image) afin de mobiliser les jeunes des quartiers prioritaires pour les accompagner progressivement dans leur projet ; il devient alors un réel partenaire et même un acteur de l’insertion des jeunes.

 

Vous voulez y prendre part ? Rendez-vous sur le site du Rocher de Palmer : https://lerocherdepalmer.fr/





Léa Bonnegarde