De nombreux avis divergent quant à l'utilisation du masque pour se protéger de la pandémie de COVID-19. De l'intoxication au dioxyde de carbone (CO2) à l'intérêt même du port du masque pour se protéger en passant par l'imposition d'un objet liberticide parfois tronqué, l'encre n'a pas fini de couler sur le sujet.
Tout d'abord, la question de fond porte sur l'utilité du masque. Il est officiellement présenté depuis le début de la pandémie comme étant poreux aux molécules et éléments de petite taille. De ce fait les particules virales isolées dans l'air que nous expirons passent bel et bien à travers le masque. Cependant, la Covid-19 circule majoritairement dans des gouttelettes en suspension. Ces gouttelettes sont expirées naturellement par la bouche et le nez lors de la respiration. Ce sont ces éléments qui sont de loin les plus infectieux et dont le masque nous protège. Ces informations sont publiées notamment sur le site gouvernement.fr dans la section info-coronavirus.
Par ailleurs, le masque est réputé pour provoquer des intoxications au CO2. Comme mentionné ci-dessus, le masque est perméable aux éléments de petite taille, dont les molécules simples telles que le CO2. La respiration n'est que gênée par le masque, mais pas altérée. Il n'y a pas de risque de santé sur ce point là. Ceci est validé par de nombreuses études scientifiques, dont notamment celle du 10 Juillet 2020 menée par le Veterans Administration Medical Center de Miami en Floride. Cette étude travaille avec du matériel de mesure médical, et non du matériel industriel comme souvent présenté dans les arguments pro-intoxication. Le résultat démontre que chez les patients atteints de maladie pulmonaire grave, bronchopneumopathie chronique obstructive, le port du masque lors d'effort physique n'a pas eu d'effet délétère sur leur qualité de respiration.
En revanche, le masque représente bel et bien une gêne. En effet, plusieurs associations en France demandent, depuis le début du déconfinement, à ce que les pathologies respiratoires donnent lieu au droit temporaire de non-port du masque. Cependant, aucun effet létal ni même délétère n'étant remarqué à l'heure actuelle, la communauté de pneumologie française, continue sur sa lancée du 14 Avril 2020 où elle avait officiellement soutenu le port du masque en dehors du domicile. Elle s'était exprimée par un communiqué de presse sur son site de la Fondation du Souffle.
Vu l'état de la question au niveau scientifique ç ce jour, à l'échelle internationale, il s'avère donc que le port du masque représente une gêne au quotidien. Néanmoins, il est également prouvé à l'heure actuelle que le masque n'est pas une cause de danger pour la santé, tant qu'il est employé selon sa fonction décrite par tous les services de santé, qu'ils soient français, étrangers, ou internationaux.
Louis-Marie Brun
Webographie/Bibliographie

